
Il y a moins d’un an, Lucie Cours et Daniel Perrin décidaient de venir en aide à un village du Burkina Faso où ils s’étaient rendus lors d’un voyage. Ils ont donc créé l’association « Plus demain » et sensibilisé des écoles et demandé du matériel scolaire, notamment à Mercenac et Caumont. Parallèlement, ils ont suivi plusieurs formations afin de pouvoir transmettre des techniques aux Burkinabé. En outre, la potabilisation de l’eau, l’arboriculture, l’éducation, les soins, l’agriculture, la fabrication d’un four solaire etc… Après plusieurs mois de collecte et d’apprentissage, c’est au mois de septembre que l’association s’est rendu au Burkina en camion pour amener l’ensemble des dons. Cette expédition de plus de 8000 km, Daniel Perrin l’a réalisé, Lucie Cours ne pouvant être du voyage pour des problèmes de santé. Il lui a fallu près d’un mois de route pour arriver au Burkina. « J’ai connu les pires galères, raconte t-il, je suis tombé en panne deux fois au Maroc, j’ai traversé une tempête de sable, j’ai été bloqué par les douanes, j’ai été malade, on me demandait sans arrêts des autorisations et arrivé au Burkina, je suis resté bloqué à la frontière car il fallait que je paie pour acheminer les dons ! ».

1500€ pour amener les dons
Après plusieurs négociations et après avoir versé tout de même 1500 €, les autorités ont laissé Daniel Perin, acheminer le camion dans un des premiers villages « Diguila ». Les habitants et l’école ont ainsi reçu le matériel scolaire, des habits, des vélos, des couvertures, des outils, des graines etc… Une fête a été célébrée pour remercier les donateurs. Puis Daniel a commencé à intervenir sur la transmission de techniques agricoles, sur un meilleur transport de l’eau, la réalisation d’un moulin, d’une cantine avec un cuiseur bois économe… Enfin de retour depuis quelques semaines, et après avoir mieux appréhender leurs urgences quotidiennes et besoins matériels, Daniel Perrin, pas découragé par ses galères, est bien décidé à retourner dans ce village au printemps pour continuer à les aider. Il a d’ores et déjà envoyé de l’argent pour l’achat de tôles pour la construction d’une bibliothèque et d’un moulin. Des contacts vont être pris pour établir une correspondance entre les écoles couserannaises et burkinabé. Puis ils vont poursuivre leur projet de créer un dispensaire.
